Méthodes chirurgicales

Côté Technique

La chirurgie réfractive cornéenne a pour but de modifier la puissance cornéenne afin d’ « incorporer » la correction visuelle au niveau de l’œil.
Cette modification passe par un changement de forme qui va de « l’aplatissement » du rayon de courbure pour les myopies jusqu’à la création d’un bombement central en cas d’hypermétropie. Dans les deux cas, la procédure peut intégrer un traitement d’astigmatisme en modifiant le traitement sur un méridien.

Deux grandes méthodes de traitement laser sont à distinguer :

  1. La PKR ou Photokératectomie réfractive :
    Le laser excimer est dans cette technique directement appliqué à la surface de la  cornée au niveau de la membrane de Bowman.
    L’épithelium est alors être retiré au préalable sur la zone de traitement.
     
  2. Le  LASIK:
    Ici le laser excimer est délivré après avoir préparé un capot cornéen. Le capot est une fine lamelle de stroma cornéen superficiel (de l’ordre de 90 à 120 microns)

    Pour le LASIK TOUT LASER  dit aussi FEMTOLASIK ou ULTRALASIK, la découpe du capot est effectuée avec un laser femtoseconde, gage de sécurité et reproductibilité.
    Autrefois dans le lasik standard, le capot était découpé avec une machine automatisée, appelé microkératome. C’était une lame oscillante et très fine qui permettait d’effectuer la découpe. Son utilisation n’est plus qu’exceptionnelle dans les centres modernes équipés de la technologie femtoseconde qui l’a avantageusement supplanté.

Comment choisir la technique ?

C’est à partir des résultats de votre examen que votre chirurgien vous proposera l’une ou l’autre des méthodes.
La plupart du temps le traitement est bilatéral le même jour.

Cependant schématiquement on peut retenir quelques principes médicaux généraux :

  • Une faible myopie peut être indifféremment traitée par femtolasik ou PKR,
  • Un degré de myopie important est plutôt du ressort d’un traitement type femtolasik,
  • Un astigmatisme isolé ou associé à un autre trouble réfractif est plutôt du ressort d’un traitement type femtolasik,
  • Un traitement d’hypermétropie avec ou sans astigmatisme associé est plutôt du ressort d’un traitement type femtolasik,
  • Un traitement de presbytie (hormis petite myopie associée) est plutôt du ressort d’un traitement type femtolasik,
  • Un traitement type PKR est globalement plus douloureux et plus long en terme de récupération visuelle qu’un traitement par femtolasik,
  • Un traitement par PKR permet une reprise d’activité sportive à risque potentiel de traumatisme pour les yeux, plus rapidement qu’un femto lasik,
  • Un traitement par PKR réduit le délai de carence dans certaines professions (pompier, militaires…),

Chaque cas reste un cas personnel spécifique, et comme toujours en médecine, c’est votre chirurgien qui sera à même de discuter avec vous pour vous proposer  la solution thérapeutique la plus adaptée à votre attente et à votre cas.

Le traitement de surface par PKR

Il est très simple en l’absence de découpe de capot cornéen. Les résultats visuels sont très bons pour les petits défauts visuels au prix d’une gène transitoire et de suites opératoires qui peuvent être cependant douloureuses les 48 à 72 premières heures. La récupération est lente sur plusieurs jours mais l’œil est rapidement cicatrisé sur le plan mécanique et ne présente pas de risque particulier en cas de traumatisme.
Une sensibilité aux UV est présente la première année et un port de verres filtrant les UV est nécessaire pendant un an lors d’exposition au soleil. Les forts défauts visuels ne sont accessibles à ce traitement en raison de risques de problème de cicatrisation (haze) et /ou de de régression du traitement.

Le traitement par femtolasik

Il représente aujourd’hui plus de 90% des choix des patients.
La récupération visuelle est extrêmement rapide (24-48 heures). Les douleurs post opératoires sont pratiquement nulles et la reprise de travail est possible après quelques heures en l’absence de risques traumatiques cornéens. Si la cornée présente une épaisseur satisfaisante ce traitement peut être proposé quelque soit l’anomalie réfractive initiale. Cette technique présente cependant des risques spécifiques liée à la découpe du capot mais dont l’incidence est très faible aujourd’hui avec l’introduction du laser femtoseconde.