Les défauts visuels

Côté Technique

Acuité visuelle

L’acuité visuelle est traditionnellement exprimée en dixièmes en France. Elle correspond à la capacité de l’œil  à voir net au loin.
Une bonne acuité visuelle de loin se situe généralement entre 8/10 et 10/10.
Il ne faut pas confondre le degré d’acuité visuelle et le degré du défaut visuel. En effet, les défauts visuels sont exprimés en une autre unité qui est une unité de puissance « la dioptrie » (dioptries négatives pour la myopie, dioptries positives pour l’hypermétropie et la presbytie, négatives ou positives pour l’astigmatisme).
Pour obtenir une bonne acuité visuelle, il est nécessaire que l’image perçue d’un objet se projette exactement sur la rétine, c'est-à-dire qu’il est nécessaire que la puissance réfractive de l’œil soit parfaitement adaptée.
Il n’y a pas de relation proportionnelle directe entre degré d’acuité et degré de dioptrie.
L’acuité visuelle obtenue après une intervention réfractive sera au maximum égale à celle obtenue avec la correction préopératoire optimale. Certains yeux présentent en effet une anomalie appelée amblyopie qui limite l’acuité visuelle maximale possible.

Myopie

La myopie est un défaut visuel très connu par les patients car la moindre myopie gène la vision de loin et oblige à porter une correction optique pour voir net au loin.
C’est presque un quart de la population qui présente ce défaut visuel en Europe.
Elle peut avoir une origine familiale cependant le mode de vie peut l’influencer, notamment les efforts prolongés en vision de près comme lors des études par exemple.
Il existe différentes formes de myopies mais elles ont toutes la même conséquence, à savoir un déséquilibre entre la puissance de réfraction de l’œil excessive par rapport à la longueur axiale et qui conduit à une défocalisation vers l’avant de l’image perçue par l’œil. Cette image va se situer en avant de la rétine et sera floue. Le but du traitement est de réajuster les paramètres en modifiant la puissance de réfraction de l’œil pour que l’image vue se projette exactement sur la rétine.
Dans le cas d’une chirurgie Femtolasik, le laser Excimer va remodeler la cornée pour réadapter la puissance en diminuant le rayon de courbure.

Hypermétropie

L’hypermétropie est souvent moins connue que la myopie par les patients car il s’agit d’un défaut qui peut rester longtemps latent lorsqu’il est modéré. En effet il peut être compensé par des efforts d’accommodation chez le sujet jeune, la vision pouvant rester alors nette dans ce cas. Bien entendu, une hypermétropie forte est la plupart du temps prise en charge précocement car elle peut être la cause de troubles associés.
Les troubles engendrés par l’hypermétropie sont multiples : vision floue loin et près, maux de tête, déviation strabique des yeux, fatigue visuelle…

L’hypermétropie résulte d’un déséquilibre entre le pouvoir de réfraction de l’œil et la longueur axiale de l’œil. La puissance réfractive est insuffisante et l’image se forme en arrière de la rétine malgré les efforts accommodatifs de l’œil.
Le but du traitement est de réajuster les paramètres de puissance en augmentant la puissance de réfraction totale.
Dans le cas d’une chirurgie Femtolasik, le laser excimer va remodeler la cornée pour en augmenter sa puissance.

Astigmatisme

L’astigmatisme est un défaut visuel qui peut être isolé ou associé aux deux précédents.
Il est lié à une particularité anatomique de l’œil. Dans ce cas, la cornée ne présente plus sa forme sphérique normale (comme un ballon de football) mais présente une déformation ovalisée (comme un ballon de rugby). Cette déformation peut se situer sur tous les axes, verticaux ou horizontaux.
Les troubles visuels sont multiples : vision trouble, confusion de lettres, vision double ou superposée, fatigue visuelle…
L’astigmatisme entraîne une inhomogénéité dans le pouvoir de réfraction de l’œil et qui conduit à une perception floue d’une image qui se forme en partie sur la rétine mais dont une autre partie est défocalisée en avant ou en arrière.
Le but du traitement est de réajuster les paramètres de puissance en rééquilibrant la puissance de réfraction.
Dans le cas d’une chirurgie Femtolasik, le laser excimer va remodeler la cornée pour en uniformiser sa puissance cylindrique.

Presbytie

C’est le défaut visuel qui touche tout le monde à partir de la quarantaine. Il est liée à la diminution du pouvoir  accommodatif de l’oeil.
L’accommodation est l’action dynamique nécessaire pour adapter notre vision lorsque l’on passe de la vision de loin à celle de près. Ceci est rendu possible par une action du cristallin qui augmente sa puissance lorsque l’on accommode.
Cependant ce phénomène réflexe normal et physiologique devient insuffisant vers 45 ans car le cristallin se rigidifie et perd une partie de son pouvoir de correction. Il faut donc pour compenser cela, augmenter la distance en vision de près pour lire ce qui s’avère vite inconfortable et insuffisant.
La presbytie se stabilise vers 60 ans, âge vers lequel l’adaptation accommodative résiduelle du cristallin devient très faible.
La presbytie est donc un phénomène qui touche un processus dynamique. La prise en charge chirurgicale de la presbytie va donc viser à compenser ce défaut. Il s’agira dans tous les cas d’une chirurgie compensatrice offrant un compromis pour restaurer la vision de près car il n’existe pas de traitement étiologique à ce jour pour restaurer l’accommodation. La vision simultanée de loin comme de près sera rendue à nouveau possible après un traitement adapté à chaque cas. Il n’y a pas « un » traitement mais « des » traitements adaptés et personnalisés en fonction des yeux de chacun, de l’âge et des besoins visuels.

Le but du traitement est l’autonomisation dans la vision de loin comme de près.
Les traitements par laser dits « Presbylasik » recouvrent une grande variété de techniques : monovision, micromonovision, vision simultanée. Ces techniques sont adaptées pour chaque patient et peuvent associer dans des proportions variables des modifications complexes d’asphéricité, de puissance réfractive. Les traitements par implants intra oculaires sont aussi particulièrement efficaces mais proposées plutôt après 55 ans. Il existe aujourd’hui de nombreux types d’implants qui recouvrent bien l’ensemble des besoins spécifiques à chaque cas.
Le choix des techniques est déterminé en fonction de l’examen clinique préopératoire. Les solutions les plus adaptées sont analysées conjointement par le patient et le chirurgien pour choisir ensemble la technique qui répondra le mieux à l’attente.